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Réflexion lundi 2 Mars 2009

Le carême : une invitation à se retirer au «désert» !

JéÉsus venait d’ê’tre baptiséÉ. AussitôÔt l’Esprit le pousse au déÉsert. Dans le déÉsert il resta quarante jours, tentéÉ par Satan. Il vivait parmi les «bêtes sauvages», et les «anges» le servaient. “Si peu de mots et mais tant de choses dites lorsqu’on se donne la peine de les laisser nous creuser le cœur.

Jésus, nous dit-on, venait d’Être baptiséÉ. C’est lors de son baptême par Jean Baptiste qu’il entendit la voix de son père lui dire : «Tu es mon fils bien-aiméÉ, en toi j’ai mis tout mon amour». Il est plongéÉ dans son identitéÉ de Fils de Dieu. Il la reçoit de son Père. Jésus est pousséÉ au désert par l’Esprit. Son besoin d’imprégnation le pousse au silence, à  l’intérioritéÉ. Il faut qu’il fasse jeûne de tout ce qui peut nuire à  cette imprégnation. Il fait le choix de se dépouiller de l’accessoire pour centrer son attention sur l’essentiel. Une seule chose compte pour lui : laisser cette Bonne Nouvelle traverser toutes les zones de son humanitéÉ.

Mais ce n’est pas parce qu’on est seul que l’agitation cesse pour autant et que les tentations ne se manifestent pas. Le «tentateur» ne se laisse pas distancer facilement. Cet effrontéÉ sans vergogne s’infiltre impunément dès qu’il flaire une petite brèche dans notre humanitéÉ blessÉe. Il aime semer le doute, la peur, la honte, le mépris sur nous-mêmes et sur les autres, et la confusion dans notre esprit. Il prend d’assaut Jésus dès qu’il entre au désert. Les tentations sont nombreuses, mais Jésus peut résister parce qu’il est enfoncéÉ dans l’amour de son Père pour lui. Le «tentateur» sournois essaie par tous les moyens de le faire succomber à la tentation de croire à  «l’absence» de Dieu. L’ultime tentation Étant justement celle de ne pas croire à  l’existence de Dieu et à  sa présence fidèle et constante à  ses cÔtÉs. Jésus nous indique que c’est seulement en demeurant brancher dans l’amour de Dieu pour nous que s’ouvrent en nous les portes de la vraie connaissance, de la joie authentique, de l’abondance généreuse et du pouvoir serviable.

L’Esprit saint est à  l’œuvre dans ce monde pour le mener à son plein accomplissement. Qu’on y croit ou pas Ça ne change rien pour Dieu, mais pour nous Ça fait toute une différence. Notre véritable avenir se joue dans notre manière d’Être, c’est-à -dire de nous vivre à  partir de notre identitéÉ réelle : enfant du Père. Il nous faudra confesser notre résistance à  l’Esprit qui libère et nos difficultés à  renoncer à  l’esprit malsain qui nous torture et peut nous garder longtemps esclaves dans nos fausses croyances sur Dieu, sur nous et sur les autres.

Ne pourrions-nous pas saisir ce temps de carême pour jeuner de l’incrédulitéÉ sur notre valeur ? Dans notre tourbillon d’urgences, de préoccupations, de choses soient disant importantes à  faire, serait-il possible, pour un bref instant, de nous retirer un peu à  l’éÉcart pour faire silence et nous nourrir de qui nous sommes vraiment ? Il ne peut y avoir de changements véritables en nous sans que se fasse au préalable un changement majeur dans notre vision sur nous-mêmes et sur Dieu. Prions l’Esprit afin qu’il nous pousse nous aussi à  l’éÉcart et qu’avec son aide nous puissions démasquer les nombreuses tentations qui nous empêchent de croire en la véritéÉ de qui nous sommes et à  la présence aimante de Dieu qui marche inlassablement à  nos ciÔtéÉs.

Judith Vézina, Rocher Spirituel

Publié dans Mars 2009