Ce que j’aimerais à Noel

Ce que j‘aimerais  à Noel

Veiller pour entendre les pas du Sauveur qui vient vers moi.

Désirer une fête Éclatante qui implose par le dedans et m’emporte dans sa joie.

Revenir à l’essentiel pour être ramenée au «miracle» de la naissance de Dieu.

Entrer simplement «en moi» pour être là  quand l’Amour vient me visiter.

Prier afin que mon cœur puisse L’accueillir dans tous ses recoins.

Espérer tout, mais ne rien vouloir pour ne pas être encombrée.

Bénir cette nostalgie profonde inscrite en mon Être parce qu’elle me garde tourner vers l’Essentiel.

Arrêter pour pouvoir distinguer, dans ce vide qui m’habite, cette soif d’absolu.

Accepter de tout recevoir pour saisir la richesse véritable du plus pauvre.

Consentir à me laisser labourer le cœur afin que ma terre asséchée s’ameublisse.

Permettre au grain de blé de mourir en moi pour qu’il puisse renaître et porter du fruit en abondance.

Écouter celui qui s’approche pauvrement de mon humanité blessée pour me communiquer l’amour de bienveillance de mon Père céleste.

M’asseoir silencieusement en Sa Présence et Le laisser m’instruire sur mon identité.

Ralentir pour ne pas me laisser conduire par mes désirs égoïstes et stériles.

Aspirer à la joie parfaite et découvrir que ‘y suis prédestinée depuis toujours.

Découvrir dans l’incarnation de l’Enfant de la crèche que la promesse d’amour m’est adressée.

Déposer en Lui ma misère humaine afin qu’Il puisse l’envelopper de sa miséricorde, seul lieu de repos pour mon âme.

Répondre à son désir d’alliance avec moi, en Lui ouvrant les portes de ma terre intérieure.

Descendre avec Lui dans mes «enfer» et Le laisser me ramener de mon exil par des chemins nouveaux qu’Il est le seul à connaitre.

Attendre en demeurant aux aguets et laisser grandir le désir de Sa venue en moi et autour de moi.

Distinguer à travers toute l’agitation qui m’entoure son humble et contrastante arrivée dans l’humanité pour m’en imprégner le cœur.

JÉSUS, te prendre la main pour faire route avec Toi, pour marcher avec Toi vers un plus être, vers le «je suis» de mon être. Me laisser conduire par Toi jusqu’à la résurrection, jusqu’à la vie nouvelle et entrer dans la joie du «fils retrouvé», la fête qui surpasse toutes les fêtes, car la fête de Noel, l’expérience du salut c’est en moi qu’elle peut s’actualiser !!!

Voilà, ce que je désire le plus pour Noel !

Judith Vézina

Une «grande visite» s’en vient

Une «grande visite» s’en vient

Dans l’Évangile de ce dimanche, saint Luc nous rappelle l’annonce d’un Événement majeur fait par Jean le Baptiste: le salut de Dieu approche, une grande visite s’en vient. En ce deuxième dimanche de l’avent, nous voilà  rendu, si on peut dire, à  mi-chemin sur la route nous conduisant vers la fête de Noël. À ce moment-ci, certains d’entre nous se sentent peut-Être pressés où voir même essoufflés. Ils se demandent alors s’ils vont arriver en même que les autres à Noël. Je souhaite que Ça ne soit pas notre cas. Puissions-nous ne pas Être contaminés par ce virus nommé «empressement». Virus qui semble particulièrement contagieux à cette période de l’année. On peut facilement le reconnaître en nous par les symptômes d’agitation qui se répand en toute notre personne.

Et oui, en s’empressant ainsi dans l’exécution des préparatifs de toutes sortes, on peut en arriver à  oublier l’essentiel : le Visiteur et le pourquoi de sa visite. A-t-il encore une place dans nos pensées, nos cœurs ? Sommes-nous trop affairés à  préparer sa fête ? Sa fête! Et oui c’est sa fête à  lui. Ça aussi on dirait que nous sommes tellement pris par nos «Ça presse» et nos «y’a beaucoup à  faire», qu’on en oublie que c’est la célébration de sa naissance que nous préparons.

Dieu accomplit sa promesse d’entrer dans notre terre intérieure. Par Jésus, il vient jusqu’ à  nous pour nous apporter sa divine présence. Il désire s’asseoir à  notre table pour partager un moment intime avec nous! Un moment à  saveur d’Éternité. Nos tables garnies ont bien peu d’intérêt pour Lui. C’est vers nous que se porte principalement son attention. Lorsque nous nous sentons envahit par l’agitation, prenons le temps, ne serait-ce que de quelques respirations pour nous rappeler que l’objectif premier de cette visite c’est de nous manifester son désir ardent de nous rencontrer. Ce temps d’arrêt nous apportera sans l’ombre d’un doute un Énorme profit.

Le cœur de la fête de Noël réside dans cette rencontre «terre-ciel». Sommes-nous encore disponibles pour célébrer avec lui son entrée dans notre humanité ? Pour quelques instants, consentons-nous à  laisser de côté nos multiples occupations, afin de laisser monter en nous le désir d’accueillir dans la profondeur de notre cœur, cette «grande visite» qui s’en vient ?

Judith Vézina