Louis-Martin Cloutier

Témoignage de Louis-Martin Cloutier

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Dans sa présentation de Louis-Martin, Michel qualifie sa naissance ainsi que chaque étape de vie franchie par son fils Louis-Martin comme étant le début d’un temps nouveau. Après plusieurs expériences en animation spirituelles et communautaires, il accède à la prêtrise au sein de la Compagnie de Jésus en juin 2006. Actuellement, il est responsable de la pastorale à l’école secondaire Charles Garnier de Québec et responsable au Canada français de l’association de l’Apostolat de la prière dont la mission est d’aider le peuple de Dieu à développer sa conscience apostolique.

Louis-Martin débute par ces versets de Jean 21, 25:  »Jésus a fait encore bien d’autres choses : si on les écrivait une à une, le monde entier ne pourrait, je pense, contenir les livres qu’on écrirait. » Il dit que sa vie est aussi une histoire des bienfaits de Dieu.

Un point tournant de sa jeunesse s’est passé à l’âge de dix-sept(17) ans à la fin de sa cinquième secondaire. Toute sa vie était alors dévouée au sport, son père l’appelait : » le sportif de la rue Daudet ». Il menait une vie tranquille avec ses amis sportifs et il était très confortable dans sa famille. Il pensait devenir prof d’éducation physique ou facteur. Il croyait en Dieu, mais sans plus. Il commença à fréquenter les filles et en particulier il leur parlait un peu de religion bouddhiste et de réincarnation, ayant une vision plutôt romantique de ces sujets.

Il n’était pas vraiment heureux, éprouvant un grand vide intérieur: un vide de sens. Il s’ennuyait. Il se demandait pourquoi je vis? Quel est le but de ma vie? Il était sans réponse. Dans un désir impératif, il voulait vraiment que les choses changent dans sa vie. Il fut exaucé dans sa prière. Un événement bouleversa son existence fut quand il reçu son bulletin scolaire du Ministère de l’Éducation qui indiquait qu’il avait échoué presque toutes ses matières importantes. Il manquait un résultat à son examen de français en compréhension de texte qu’il lui fallait absolument réussir. Après avoir été abattu pendant quelques jours, se reprenant en main, il décida de repasser l’examen à la fin de l’été. Pour l’aider, sa stratégie fut de lire le livre le plus compliqué de la bibliothèque familiale. Il choisi le livre de philosophie le plus intense : La pesanteur et la grâce de Simone Weil, livre brûlant de passion pour Dieu. Ce livre parlait d’un Inconnu qui le séduit totalement. Il se dit: C’est ça que je cherche. A la fin de l’été, il passa ses examens de français lui permettant d’entrer au Cégep. Louis-Martin brûlait au contact de Dieu.

Cette nouvelle passion devint l’affaire de sa vie. Il devint un rat de bibliothèque fouillant dans les livres de philosophie à la recherche du Dieu de Jésus-Christ. Il Le trouvait là et c’est là qu’il trouvait son bonheur. Il décrit sa nouvelle vie comme une recherche de vérité et de sagesse l’amenant peu à peu à faire sa connaissance. C’est le début d’une foi de plus en plus adulte et personnelle. Sa prière résidait dans ce désir presque continuel de Dieu.

Il se demandait comment passer de cette démarche très intellectuelle et solitaire en une démarche plus existentielle, comment vivre de cette passion au quotidien. Il découvrit les moines bénédictins de Saint-Benoît.

Au plan scolaire, il commença à s’appliquer davantage et à gouter à la réussite.

Louis-Martin dira continuer sur cette lancée du premier amour avec Dieu. Il apprend à trouver en lui tout ce qui de Lui, le monde intérieur comme le monde extérieur. Il habite sa maison, il vit dans sa main, il reposer sur son coeur.

Il décrit cet état qu’il a vécu d’ennui procurant tristesse et sentiment de vide comme des signaux qui lui indiquaient qu’il avait oublié quelque chose d’essentiel. Dieu lui apporta le remède à son ennui : Il se donna Lui-même à lui. Il mentionne que Dieu continue de lui dire ces parole:  » Écoute, mon gars, je ne t’ai pas créé pour que tu mettes toute ton âme ,toute ta force et tout ton coeur dans le sport, les filles, la musique, la bière, le travail, toi-même ou toutes autres de mes créatures nobles et sacrée que j’ai créées avec tant de bonté mais en Moi seul est l’Infini qui peut combler ses désirs d’absolu. Viens te reposer auprès de moi. »

L’expérience de choses sans la présence de Dieu augmente la foi. Elles ne peuvent pas être sa fin. Elles sont des canaux par lesquels la source de vie lui parvient. Louis-Martin apprend à aimer le monde en réglant d’abord sa vie selon l’amour de Dieu, en le louant, le priant et en faisant tout pour sa plus grande gloire. Il apprend à lui faire confiance. Il développe une certaine sécurité, une indépendance vis-à-vis des événements, une assurance devant les hommes. Cette nouvelle confiance en la vie lui apportera une paix ayant des bienfaits même au plan physique, son bégaiement diminue considérablement. Il se sent appelé vivre en Dieu, pour lui, vivre en sa compagnie. Comment? En vivant selon les conseils évangéliques de pauvreté, de chasteté, d’obéissance qui disposent son coeur à l’accueillir et le laisser faire son ouvrage en lui, afn qu’il reproduise son image en lui à la continuation de son oeuvre de salut pour l’humanité.

Louis-Martin décrit qu’il se sent en Dieu comme un apprenti-serviteur inutile, l’apprentissage étant au coeur de son expérience. A ses 17 ans, Dieu l’a inscrit à son école, à l’école du Bon Dieu comme le dit Saint Ignace de Loyola. A cette école, il se compare à un écolier en première année et la seule leçon au programme est celle du premier commandement :  »Tu aimeras ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toutes tes forces ». Malgré beaucoup d’effort et de bonne volonté, souvent il se sent triste de lui offrir une piètre performance, mais Dieu lui montre son amour, voyant les efforts qu’il a faits et il lui dit que c’est une oeuvre qui lui plaît.

Des fois, il pense avoir réussi sa leçon et se trouve bon. Il est prêt à accéder à un autre niveau. Mais oubliant vite sa leçon, il voit Dieu qui l’accueille à nouveau, le fait s’asseoir encore un peu plus près de Lui et lui explique à nouveau la leçon. Louis-Martin constate qu’il n’aurait pu rien faire sans son aide et comprendre que c’est Lui qui avait guidé sa main dans ses bonnes réponses. Dieu veut prendre soin de lui à ce niveau scolaire, l’invitant à renoncer à ses rêveries de grandeur ne lui apportant pas la paix. Il comprend que ce qui importe à Dieu ce ne sont pas tant ses succès ou ses réussites que le fait qu’il accepte de vivre dans cette classe de première année, l’aimant tel qu’il est, s’ingéniant de mille et une façons à lui faire comprendre et aimer sa leçon d’aimer Dieu de tout son coeur, de toute son âme et de toutes ses forces, qu’il a à se laisser aimer toujours davantage, ce qui est son bonheur et celui de Louis-Martin qui se considère son  »chouchou ».

Jean-Paul Simard

TÉMOIGNAGE

(Hôtel Le Montagnais)

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Jean-Paul Simard

Monseigneur Couture,

Chers ami(e)s

Petit mot d’introduction:

L’une des grandes pertes de ma vie remonte à mon enfance : la perte de ma mère.

J’ai cherché ma mère toute ma vie. À 72 ans je la cherche encore.

Je l’ai cherché dans :

1·         la musique : 7 ans de piano classique. Écouter de la musique (Mozart, Chopin, Bach, une passion pour moi)

2·         l’alcool : a quelque chose de maternel : chaleur enveloppante, convivialité, etc. Malheureusement elle se révèle rapidement non pas une mère mais une marâtre.

3·         l’église : ne dit-on pas «notre mère la sainte Église»?

Je peux dire que, très tôt, j’ai été un homme d’Église. J’ai  servi la messe dans mon enfance (5 cents pour les messes ordinaires et 10 pour les grands-messes)

Le sacristain.

Enseignement  ̶  retraite

J’ai enseigné pendant 35 ans, ça été une passion.

Quelques années avant ma retraite, je nourrissais secrètement un rêve: devenir avocat. Je voulais à ma retraite aller étudier au barreau.

Et alors qu’est-ce qui fait que je n’y suis pas allé? La réponse que je vais vous donner est déterminante dans ma vie.

Un jour j’ai rencontré le Père Simon Dufour à l’Université du Québec. Je le consultais concernant un manuscrit que je venais d’écrire. Je ne le connaissais pas. J’étais à son bureau, nous parlions et à un moment donné il m’offre de m’inscrire à ses cours à l’Université. Je demande une semaine de réflexion, puis je reviens le voir pour lui dire que j’acceptais.

Ce qui fait que j’ai obtenu un diplôme de 3e cycle en anthropologie spirituelle, mais avec une majeure en théologie.

Je me suis longtemps interrogé sur ce choix si contraire à celui que j’avais planifié, si différent du barreau. Je me disais «Seigneur, je ne comprends pas. Qu’est-ce qui arrive dans ma vie?»

Puis, un jour, j’eus une réponse…

En pleine conférence que j’étais en train de donner, j’eus une illumination : c’est comme si Dieu me disait«Jean-Paul, tu veux défendre des causes, tu vas défendre ma cause.»

Expérience des catéchèses

Une belle période de ma vie.

L’initiation sacramentelle

Avec Mgr Léonce Bouchard épique.

Les catéchèses du mercredi

Supporté par un comité extraordinaire : Ginette, le diacre Yvon Imbeault, mon garde du corps (quand il est devant moi je disparais comme une éclipse de lune devant la terre) et autres personne sous la présidence d’honneur de Mgr Jean-Roch Godin à l’église St-Antoine.

Le thème : «Dire la foi autrement».

Dans l’esprit de ce que Jean-Paul II appelait la «nouvelle évangélisation» : annoncer au monde d’aujourd’hui le même Évangile dans des conditions et avec des approches nouvelles.

Une approche anthropologique : au lieu de partir de la théologie, de la révélation, de la foi, je partais d’une problématique de la vie et j’allais chercher des réponses en théologie, dans la Bible, en psychologie, partout où il y avait des réponses intéressantes.

Entre 30 et 35 personnes venaient régulièrement sur une base volontaire. Ça duré près trois ans.

Puis, j’ai dû abandonner, car j’avais un projet de vie avec une personne.

Mais quelque chose me chicotait continuellement : les personnes qui venaient étaient déjà acquises à la foi, mais celles que je voulais atteindre n’étaient pas là, celles qui avaient décroché.

VOLUME : Comment renouer avec Dieu ?

C’est la raison qui a légitimé l’écriture de mon prochain livre qui paraîtra en mars prochain et qui s’intitule Comment renouer avec Dieu? Permettez-moi d’en dire quelques mots, car cette démarche est inséparable de mon cheminement dans la foi.

En d’autres termes, l’état actuel de ma foi et ma préoccupation première en ce domaine sont fortement tributaires du climat socioculturel et religieux dans lequel ils s’insèrent.

Il y a quelques années, j’ai fait le constat que beaucoup voudraient revenir à Dieu, mais dans un horizon nouveau!

Jai beaucoup réfléchi aux questions :

1·         Quelle est la foi qui réconcilie avec Dieu?

2·         Comment redonner aux gens le Dieu auquel leur âme aspire?

3·         Qu’est-ce que la foi apporte de plus à l’être humain?

4·         Pourquoi voué sa vie à Dieu?

5·         Pourquoi croire en Dieu ? Qu’est-ce que Dieu apporte de plus? Pourquoi vouer sa vie à Dieu plutôt qu’à  Bouddha, Marx ou Madonna?

Après la période d’abandon de Dieu et de la pratique religieuse, je crois que nous sommes arrivés à l’ère du renouement avec Dieu.

Dans le contexte socioculturel et religieux de notre époque, Dieu a perdu sa signification, sa raison d’être, sa pertinence. On se demande maintenant quelle peut être l’utilité de Dieu dans le monde actuel?

Il faut dire que nous sommes passés d’une époque où il était inconcevable de ne pas croire en Dieu, à une époque où la foi n’est plus qu’une option parmi d’autres.

J’ai tenté de rendre Dieu signifiant pour l’homme et la femme d’aujourd’hui. J’ai essayé de donner à Dieu sa chance d’exister.

Quelque chose de comparable, dans l’ordre de la nature, à la recherche de ses parents biologiques quand on les a perdus. Qui n’a pas entendu parler de la nostalgie de la recherche de nos origines, celle de retrouver ceux à qui l’on doit la vie? J’imagine que c’est un peu comme cela avec Dieu. Un jour ou l’autre nous éprouvons le besoin de retrouver nos origines spirituelles, surnaturelles et divines, de renouer avec l’Auteur de notre vie, celui qui nous a créés.

Où suis-je rendu dans ma propre foi?

Mais c’est ici que je vis un curieux de paradoxe. J’ai parlé de la foi des autres, mais je me pose à moi-même la question : Où suis-je rendu dans ma foi?

1·         Après avoir tenté de légitimer Dieu, on dirait qu’il devient moins évident pour moi. On dirait qu’il se dérobe.

C’est comme si Dieu voulait me faire comprendre ceux qui ne croient pas.

Si Dieu était pour moi d’une totale évidence, il n’est pas sûr que je comprendrais ceux qui doutent ou qui ne croient pas.

2·         Même après avoir tenté de rendre Dieu signifiant pour les autres, je dois le rendre constamment signifiant pour moi, jour après jour.

Je suis un peu comme cet homme qui entre dans une église et fait cette prière à Dieu :

«Avant je doutais de moi. Je me suis mis à croire en vous, ce qui m’a donné confiance en moi. Maintenant que je crois en moi, je doute de vous.»

                   (Quelques mystiques de Sempé, Deno)

La foi demeure pour moi un clair-obscur, même en essayant d’apporter Dieu aux autres, je cherche Dieu. Je suis en état de recherche constante de Dieu.

Je le perds, je le trouve, je le perds, je le trouve.  Une réalité évanescente.

Ma foi est liée cette question : «Dieu où es-tu?», ce que j’appelle le «cri primal de Dieu».  Ce cri je l’ai lancé à Dieu bien des fois ma vie?

Un jour, au plus fort de son épreuve, Teilhard de Chardin lança à Dieu cette plainte qui pourrait fort bien être la nôtre :

«Pourquoi, Seigneur? Tes créatures se tiennent devant toi, éperdues et angoissées, implorant ton aide; et il te suffirait, si tu existes, pour les faire accourir vers toi, de montrer un rayon de ton regard, le bord de ton manteau; mais toi, que ne le fais-tu?[1]»

Dans la Genèse, après sa faute, Adam se cache et Dieu l’interpelle ainsi : «Adam où es-tu?» À leur tour, l’homme et la femme modernes interpellent leur Créateur: «Dieu où es-tu?». Ce qui nous oblige à lire maintenant la Genèse à l’envers.

 

Comment mieux dire qu’Hubert Reeves qui écrit dans Malicorne :

«C’est tout ailleurs que Dieu maintenant se situe. On le rencontre au niveau des interrogations, et non plus au niveau des certitudes. Il prend sa place dans le voyage intérieur de chacun d’entre nous. Il est la trame secrète de ce parcours qui se poursuit tout au long de l’existence. On le trouve mêlé à nos angoisses et à nos questions sur le sens profond des choses. Il est en relation avec cette conviction intime que, au-delà  de ce qui se donne à voir, il y a «quelque chose» dans lequel nous sommes profondément, vitalement, existentiellement impliqués»

Tous ces aspects qu’évoque Hubert Reeves occupent le champ quotidien de la conscience humaine. C’est avec ces questions que nous vivons jour après jour sans toujours trouver des réponses satisfaisantes. Mais ce champ de questionnement est aussi celui où Dieu nous rejoint.

 

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Si vous me demandez «Crois-tu en Dieu?», pour y répondre j’emprunterais volontiers la réponse du théologien Jean Des clos qui avouait un jour:

«Je ne sais pas de certitude absolue que Dieu existe, que les anges et les archanges peuplent le ciel, que les livres saints sont inspirés, que Jésus est le Fils de Dieu, que l’Esprit agit dans les cœurs. Mais je sais que j’y crois, et que je ne suis pas le seul à y croire.» (L’anthropologie spirituelle, collectif de textes sous la direction de Jean Des clos, Médias paul, 2001, p. 114-115)

Certes, j’ai rencontré Dieu, mais ça n’a jamais été le coup de foudre. Je n’ai jamais atteint l’ivresse de Dieu et encore moins la «folie» de Dieu.

Toutes les soifs de ma vie se sont disputées celle de Dieu. Beaucoup de ces soifs se sont présentées à moi comme des mensonges. D’autres m’ont appris que je n’étais pas aussi vertueux que je ne le pensais. Mais en même temps, chaque source à laquelle je me suis abreuvé m’a révélé, comme pour la Samaritaine de l’Évangile, que seule l’eau de la vie éternelle pouvait rassasier

Il y en a qui prouvent Dieu par l’amour qu’ils ressentent pour lui. Je sais, pour avoir échoué bien des fois, qu’on n’approche pas Dieu par le raisonnement. Dieu ne se comprend pas rationnellement. Emmanuel Kant l’a vu mieux que les théologiens et les Pères de l’Église quand il affirmait que Dieu n’est pas un savoir, mais une croyance. Dieu, s’il existe, fait partie des réalités cachées, profondes, mystérieuses, impalpables, qui s’éprouvent plus qu’elles ne se prouvent.

Conclusion

Au terme de mon témoignage ce que je pourrais vous dire de mieux sur ma foi serait ceci :

J’appartiens à la catégorie de ceux qui ont parié sur Dieu et qui entendent tenir leur pari jusqu’au bout. Ma foi personnelle relève plus d’un parti-pris que d’une certitude. Elle est tributaire d’un choix ou, comme le dit Pascal, d’un «pari».

Pour expliquer mon choix, voici une petite parabole fort lumineuse empruntée à un pasteur protestant:

«Un homme monte sur un chemin de montagne. À la main, il porte un flambeau avec détermination, et pourtant il trébuche presque à chaque pas. En effet, il est aveugle. «Mais alors, lui dit-on, ce flambeau, pourquoi vous en encombrer?» Et l’aveugle de répondre: «En portant ce flambeau, je veux faire honneur à la lumière que je ne vois pas. Je veux porter haut le flambeau de la lumière et servir la vérité que je ne vois pas. Je porte ce flambeau gratuitement, par espérance en la vérité de la lumière. Je le porte par la foi.»

 


Teilhard de Chardin, cité par V. Messori dans Hypothèses sur Jésus, Éditions Mame, 1978, p. 18.

Hubert Reeves, Malicorne. Réflexions d’un observateur de la nature, Le Seuil, coll. «Science ouverte», 1990. Édition de poche dans la collection « Points Sciences », septembre 1995, janvier 1998.