Mot de reconnaissance Micheline Hamel

Livrer un témoignage de vie et de cheminement spirituel  a  provoqué chez  moi une démarche personnelle difficile, insoupçonnée  et  fort  enrichissante.  Forcée de réviser toutes les étapes de ma vie, j’y ai découvert que la «Recherche de la  beauté»  avait été tout au long de ma plus tendre enfance , de mon adolescence  et de ma carrière professionnelle ,  le moteur principal de tous mes rêves et  toutes mes actions.  Ce qui est le plus extraordinaire, c’est que cette trouvaille est devenue aujourd’hui,  le tremplin  de tous mes projets de retraite ….tant comme peintre, grand-mère ou directrice de chœur….

Quel beau rêve ! Transformer un tout petit peu le monde qui m’entoure  par  le bonheur qu’apporte l’expérience de  la «Beauté».

Merci à Rachel et Rémi et à toute l’équipe du  RSIP.

 Avec toute ma reconnaissance pour votre travail….

 Micheline Hamel

Rachel Duplain

Intervention de Rachel Duplain tenue le 18 octobre 2016 lors du déjeuner RSIP

Bon matin à tout le monde!
Lors de notre dernière rencontre du comité organisateur des déjeuners témoignages au début de la rencontre, comme prière nous prenions des petits pains de la parole. Voici ce qu’il était écrit sur mon petit pain : – Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ( Luc 10, 23).
J’avais le fil conducteur de ce que je dirais ce matin à ce premier déjeuner de toute cette année où nous soulignerons les 15 ans de vie de nos déjeuners témoignages.!
Oui, nous avons eu ce grand bonheur d’avoir vu et entendu 120 personnes qui ont témoigné, qui ont participé au rencontres silence intérieur et prière : RSIP-témoignage Saguenay, qui nous ont dit combien dans leur vie de chaque jour, dans leur milieu, avec leur histoire, dans leurs joies et leurs peines, dans l’ombre et la lumière de leur vie, à travers leur activité humaine ils ont vu et entendu, cherché, côtoyé l’Amour, la Vérité, la Beauté, la Vie. Grands mercis!!!
J’ai vu à travers les personnes qui témoignaient les yeux de Jésus, ses mains, ses bras, ses pieds, son cœur….les témoignages étaient une nourriture pour notre spiritualité, notre vie intérieure
J’ai vu un couple ami se déplacer de Lévis à Chicoutimi pour participer à un grand déjeuner, et être émerveillés que la foi puisse encore se dire, se partager, être visible, rendre notre cœur chaud de la présence de Celui qui nous habite et en être ressourcés ! à notre grande joie, Rémi et moi nous avons vu deux de nos enfants venir quelques fois écouter nos témoins et en être ressourcés…
Je revois les tout débuts lorsqu’on était réunis à la maison de l’AND de Laterrière avec Anne-Marie, Marie, Ginette et Jean-Pierre, Rémi et moi, Raymond et Suzette ( je pense) et quelques autres personnes et que nous entendions parler de Théo-terre, comment Dieu aime la terre et toutes ses créature et comment le voir à travers l’activité humaine. Je me rappelle que nous priions pour qu’émerge un projet où nous pourrions voir Dieu présent à travers l’activité humaine.
Puis je me rappelle avoir vu quand LE projet est arrivé. Marie, Ginette et Jean-Pierre après avoir assisté à un déjeuner des hommes d’affaire à Montréal qui existait depuis 25 ans, revenaient très enthousiastes et portaient le grand désir de faire naître des déjeuners témoignages dans notre région.
J’ai vu Ginette et Jean-Pierre, accompagnés par l’abbé Paul Tremblay, Marie et Anne-Marie l’AND débuter les rencontres silence intérieur et prière. Ils semaient dans une terre fertile.
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Durant les premières années, Rémi et moi nous faisions parfois l’écoute du témoin à la résidence de Ginette et Jean-Pierre dans le silence, l’accueil et le respect. Souvent ils nous invitaient à souper! Nous allions à la bonne école!
Au premier témoignage nous étions 18 personnes. C’était dans une petite salle du Montagnais. Après quelques années, Ginette et Jean-Pierre, le couple fondateur, après avoir semé dans la région, quittèrent la région pour s’établir à Montréal (Lorraine) où ils semèrent les bases d’un autre déjeuner-témoignage.
J’ai vu Ginette et Jean-Pierre chercher un couple pour continuer les déjeuners-témoignages ; ils nous ont demandé à Rémi et moi de prendre le relais. Après avoir prié nous avons accepté et un comité organisateur solide s’est joint à nous deux : Mgr Jean-Guy Couture, Simone Arseneault, Michel Cloutier, Guy Blackburn, Françoise Lamontagne et Julien Lapointe, Christiane Gagnon, l’abbé Denis Côté toujours motivés à venir aux rencontres animées par Rémi qui avec ses jeux de mots et son optimisme rend les réunions si agréables que ce n’est pas un fardeau de nous réunir 2 fois par mois! Anne-Marie Larouche de l’AND a fait les résumés des témoignages durant 5 ans, résumés qui ont été compilés dans un volume. Plusieurs personnes ont aidé pour le secrétariat pour ne nommer que Christine Rasmussen, Denise Tremblay, actuellement Denise Villeneuve. Quelle équipe!
J’ai vu se clarifier notre mission, non plus seulement faire témoigner des gens d’affaire, mais des chefs de file dans notre milieu : pastorale, vie communautaire, gens d’affaire, couples, artistes et jeunes
Au début des déjeuners témoignages, j’ai fait le rêve qu’une toile avait été cousue par Anne-Marie et les gens de l’AND; cette toile était souple, solide pouvant résister au vent et aux intempéries, on pouvait voir la lumière passer à travers la toile; elle pouvait être petite et s’agrandir telle une cathédrale selon les besoins des gens qui se rassemblaient pour partager quelques chose d’important pour eux, ils se sentaient accueillis, écoutés; rien n’était imposé mais plutôt proposé…Par la suite j’ai vu qu’il y avait un lien entre ce rêve et les gens qui participaient aux déjeuners-témoignages formant une communauté vivante.
J’ai vu lors des déjeuners témoignages des gens qui écoutaient le témoignage faisaient écho, témoignant à leur tour de ce qui les avait rejoint dans leur vie, dans leurs questionnements, dans leur cheminement… les voir même supporter le témoin dans ce qu’il nous livrait de si difficile quelque fois à vivre…qu’ils partageaient autour de la table, qu’ils s’impliquaient comme par exemple nous offrir de faire la musique dans nos célébrations… Merci!
J’ai vu que la semence mise en terre par notre couple fondateur Ginette et Jean Pierre et arrosée par l’Esprit et nos efforts a de grandes chances de produire des fruits nombreux et variés à travers notre petite communauté bien vivante! Telle est mon espérance!!!
Rachel Duplain

Denis Côté

Intervention de l’abbé Denis Côté

tenue le 18 octobre 2016

lors du déjeuner  RSIP-témoignage Saguenay

L’importance renouvelée pour les chrétiens de témoigner dans notre société actuelle.

 L’Esprit-Saint, un Souffle pour aujourd’hui 

Le miracle de la Pentecôte peut-il se reproduire ? Peut-il encore venir propulser les notre Église et nous stimuler à sortir, à aller vers l’autre? Ce n’est peut-être pas la peur qui nous emprisonne, comme les disciples au Cénacle, mais, comme le mentionne La Joie de l’Évangile :

« Le pessimisme, le fatalisme, la méfiance. Certaines personnes ne se donnent pas à la mission, car elles croient que rien ne peut changer et pour elles, il est alors inutile de fournir des efforts. Elles pensent ceci : “Pourquoi devrais-je me priver de mon confort et de mes plaisirs si je ne vois aucun résultat important ?” » (EG 275).

L’audace des premiers chrétiens animés du feu de l’Esprit Saint, on la retrouve dès les premiers mots de la 1ère lettre de Jean (1, 1-2a) :

 1.Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons.

2 Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage

Témoins oculaires, la plupart des apôtres ont vu Jésus Christ. Tous les autres qui se sont succédés depuis les apôtres jusqu’à nous  sont aussi des témoins, même s’ils n’ont pas vu Jésus Christ. Ils sont témoins car ils ont reçu quelque chose qui les a touchés, et leur vie en a été changée, transformée. Malgré les défis que nous rencontrons actuellement, je crois que le vent de Pentecôte peut à nouveau nous envahir.

Dans le monde où nous habitons, pourquoi ne pas faire appel à l’Esprit, pour qu’il nous aide à faire mémoire de ceux et celles qui avant nous, ont ensemencé l’Évangile sur notre terre : Saint François de Laval, Sainte Marie de l’Incarnation et Sainte Marguerite Bourgeois, mais aussi de tant d’autres qui ont contribué à implanter l’Église de Jésus chez nous. Les défis qui se présentaient à eux étaient immenses, démesurés.

 Pourquoi ne pas reprendre leur geste, avec la même audace, le même goût de l’aventure, la même foi, et témoigner de Celui qui nous habite, qui nous meut. Notre Église est fondée sur la mort et résurrection du Christ, mais aussi sur le témoignage : ce que j’ai reçu je vous l’ai transmis, nous dit S. Paul. (La Bible est remplie de témoignage de ceux et celles qui ont fait la rencontre de Dieu et du Ressuscité).

Manières de témoigner

Il y a 3 manières de témoigner : par les actes (par exemple en s’engageant dans le service d’autrui), par la parole, et par la manière d’être. Cette 3ème manière est aussi importante que les deux premières : la joie que Dieu a placée dans le fond de notre cœur, elle ne se dit pas, mais l’autre la « sent », elle peut être contagieuse même sans en parler.

Ces trois manières – parole + actes + être – doivent être cohérentes entre elles. C’est ce qui donne leur force. A contrario, s’il y a incohérence, il y a contre-témoignage.

Témoigner ne consiste pas à faire de grands discours en public, mais à partager un trésor que nous avons reçu dans notre vie de tous les jours: avec un membre de sa famille, un voisin, un ami, un collègue de travail. Il ne s’agit pas non plus de chercher à convaincre l’autre, mais à dire ce que Dieu ou le Christ, ou la Parole de Dieu, a fait de beau dans ma vie.

L’expérience le démontre: beaucoup de personnes qui se tournent vers la foi chrétienne le font suite au témoignage d’un proche.

Si je vous demandais, comment êtes-vous venus à la foi, la réponse des uns seraient : mes parents, «je suis tombé dedans», mais un jour ou l’autre j’ai dû faire moi-même le choix du Christ ; ou d’autres encore : j’ai vécu un événement-source, déterminant qui m’a conduit à la rencontre du Ressuscité ; ou d’autres encore diraient, j’ai rencontré une personne-témoin (témoignage d’autres personnes, en paroles et en actes). Un témoin ! Pourtant, la plupart des gens n’ont pas une vie merveilleuse ou éclatante à raconter, ni un parcours sans faute dans le domaine de la foi ; mais leur témoignage inspire, invite, éclaire, met en route …

Qu’est-ce qu’un témoin ? 1. Ce que l’on attend d’un témoin.

Les qualités essentielles d’un témoin sont fonction de ce qui est attendu de lui. En matière de justice, un témoin est une personne en présence de laquelle s’est accompli un fait et qui peut l’attester avec exactitude.

Une lampe-témoin est un dispositif de contrôle. En général, c’est un voyant lumineux. Un témoin sert de repère et de point de comparaison.

Dans le mode du sport, le témoin est un petit bâton que se passent les coureurs. Dans tous les cas qui viennent d’être cités, la FIABILITÉ est la qualité essentielle requise pour un témoin.

C’est la raison pour laquelle Christ est le « témoin » parfait.

Il se présente comme l’Envoyé de Dieu, son témoin fidèle. « Ce que je vous dis ne vient pas de moi. Cela vient de mon Père qui me l’a révélé », disait-il à ses apôtres et, devant Pilate, il proclamait : « Je suis venu pour rendre témoignage à la vérité ».

Et il demandera à ses disciples d’être ses « témoins jusqu’aux extrémités de la terre ». À travers les âges et portée par de nombreux témoins, cette Bonne Nouvelle est parvenue jusqu’à nous. Aujourd’hui, à notre tour, nous avons à être les témoins de cette  Bonne Nouvelle.

De la réception à la Transmission

« Je vous ai transmis en premier lieu ce que j’avais reçu moi-même »  saint Paul (1 Co 15,3).

La transmission c’est d’abord ce mouvement qui porte à faire partager aux autres, notamment à la génération suivante, ce qu’on a soi-même reçu de bon, de précieux pour construire et orienter sa vie. La transmission est portée par cette conviction que ce qui est essentiel pour moi, peut l’être aussi pour ceux et celles qui vont suivre. Pour le chrétien, c’est l’expression d’une reconnaissance pour l’Évangile qui a été transmis, et c’est la responsabilité baptismale de le faire connaître. (Responsabilité de toute personne baptisée) Cette bonne nouvelle n’a pas été inventée par le témoin, il ne l’a pas fabriquée, mais il l’a reçue et il a vocation maintenant de la transmettre.

Nous sommes des ouvriers envoyés à la moisson, envoyés en mission pour témoigner de ce que nous avons vu, entendu et touché à notre tour du Verbe de Vie.

C’est le peuple de Dieu, dont nous sommes les membres,  qui est le sujet de l’activité missionnaire de l’Église. Celle-ci est donc appelée à reposer sur toutes les personnes baptisées :

« En vertu du Baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire (cf. Mt 28, 19). Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Église et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation (…) Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ ; nous ne disons plus que nous sommes « disciples » et « missionnaires », mais toujours que nous sommes « disciples-missionnaires ». Si nous n’en sommes pas convaincus, regardons les premiers disciples, qui immédiatement, après avoir reconnu le regard de Jésus, allèrent proclamer plein de joie : « Nous avons trouvé le Messie » (Jn 1, 41). La samaritaine, à peine eut-elle fini son dialogue avec Jésus, devint missionnaire, et beaucoup de samaritains crurent en Jésus « à cause de la parole de la femme » (Jn 4, 39). Saint Paul aussi, à partir de sa rencontre avec Jésus Christ, « aussitôt se mit à prêcher Jésus » (Ac 9, 20). Et nous, qu’attendons – nous ? « (EG 120)

Donc, l’évangélisation (la 1ère annonce, le témoignage de notre foi),  est donc la responsabilité de tous.

Inviter à Relire son expérience de vie

Dieu parle à travers la vie humaine, il parle à travers nos vies. L’histoire de chaque personne, sa mémoire, son corps, son cœur sont les lieux où la Parole prend chair, là où elle est reçue et de ce lieu d’où elle est transmise. Nous devenons un signe vivant du Christ, une parole agissante de Dieu pour tous et toutes. C’est Dieu qui veut parler à nos frères et sœurs par nos vies. Nous devenons désormais ceux et celles par qui la Parole retentit avec force à travers ce que nous sommes. La vie humaine est d’abord le sacrement de Dieu lui-même et de sa vie communiquée. « Nous sommes les sacrements de sa présence » puisque l’humain que je suis, est créé à l’image de Dieu et à sa ressemblance. Sacrement de la personne, le corps prononce et reçoit une parole; bien plus, il est une Parole. Notre personne, comme nos mots révèlent de manière visible la grâce invisible du Verbe fait chair.

Ce que nous disons, même dans la pauvreté de nos mots peut être décisif pour une personne; ce que je dis, ce que je suis, ce que je fais peut transformer une vie. C’est l’impact du témoignage.  Le témoignage est inscrit dans les « gènes » de notre foi. Nous le portons en nous, il est constitutif de notre vie baptismale. « Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu » (Actes 4,20).  Nécessité des apôtres à transmettre, d’annoncer, de dire … « Malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile » (1 Co 9, 16).

Pourquoi témoigner ? 

Nous pouvons témoigner par simple obéissance au commandement du Christ : « vous serez mes témoins ». Ce commandement est de même nature que : « vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde ».

Nous pouvons aussi témoigner par reconnaissance. Reconnaissance pour Dieu et tous les bienfaits qu’Il nous a déjà donnés. Reconnaissance aussi pour les hommes et les femmes qui nous ont précédés dans la chaine de témoignage. D’ailleurs, si nous sommes là aujourd’hui, si nous sommes membres d’une paroisse, si nous sommes engagés sur le chemin de la foi, n’est-ce pas grâce à des témoins ? Grâce à une grand’mère qui nous a partagé sa foi quand nous étions petits, ou un pasteur qui nous a touché dans une prédication, ou une amie qui nous a dit un jour : « viens et vois ! » ?

Une troisième raison de témoigner est tout simplement le plaisir de partager un trésor que j’ai reçu. C’est comme si j’avais été émerveillé un soir par le coucher de soleil au dessus du lac, et que je dise à mon conjoint : « ce coucher de soleil était magnifique ! Il m’a touché par sa beauté. Viens le voir avec moi ! »

Une autre raison pour laquelle il est nécessaire de témoigner, c’est pour que nos Églises locales soient dynamiques et rayonnantes de l’Évangile dans leur environnement. La pratique du témoignage au quotidien est un élément essentiel, pas nécessairement visible, de la vitalité d’une communauté.

À l’invitation du Pape François, il nous faut remettre au premier plan le caractère missionnaire de l’Église, il nous faut retisser les liens avec la période missionnaire qui a marqué notre Église, alors que tout était à inventer et à créer : « La mémoire des missionnaires nous soutient au moment où nous faisons l’expérience de la rareté des ouvriers de l’Évangile. Leur exemple nous attire, nous pousse à imiter leur foi. Ce sont des témoignages féconds qui engendrent la vie ! » (Pape François, Homélie, 12 octobre 2014).

La mission appartient à la nature même de l’Église. Annoncer la Parole de Dieu et en témoigner dans le monde sont essentiels pour chaque baptisé.

Pour les chrétiens, c’est un privilège et une joie que de rendre compte de l’espérance qui est en eux et de le faire avec courtoisie et respect (cf. 1 P. 3-15).

Jésus-Christ est le témoin suprême (cf. Jean 18, 37). Le témoignage chrétien est toujours un partage de Son témoignage, qui prend la forme de l’annonce du Royaume, du service du prochain et du don total de soi, même si cela n’est pas toujours facile.

Le témoignage de foi que tout chrétien est appelé à donner, implique d’affirmer, comme saint Paul : «je n’ai pas encore atteint la perfection, mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus. » (Ph 3, 12-13).

Denis Côté Octobre 2016

Rémi Tremblay

Intervention de Rémi Tremblay tenue le 18 octobre 2016 lors du déjeuner RSIP

 

Chers amis, chers invités d’honneur!

Ce matin, il me revient une tâche à la fois ambitieuse et stimulante, celle  de dresser un bref rappel historique  de ce qu’ont été les quatorze (14) premières années d’existence du RSIP-Ttémoignages- Saguenay et de donner un avant-goût de ce que sera la quinzième année. Tâche ambitieuse et excitante, car je ne dispose que d’environ sept (7) minutes pour identifier une série de faits ayant marqués ces quatorze (14) premières années ainsi qu’esquisserun aperçu du programme de cette année.

En premier lieu, voici quelques-uns de ces  faits marquants :

Ginette Verreault et Jean-Pierre Tremblay se sont inspirés de l’expérience des déjeuners des chefs de file du Grand -Montéal pour implanter à Saguenay, en septembre 2002,  une formule de déjeuners-rencontres adaptée à notre région.

  1. En juin 2005, le couple Ginette Verreault et Jean-Pierre Tremblay ont été appelés à travailler à Montréal et  ont passé le flambeau au couple Rachel Duplain et Rémi Tremblay. C’est depuis cette date qu’avec  le soutien d’un comité organisateur, notre couple poursuit la présentation des déjeuners rencontres-témoignages.
  2. Durant ces quatorze (14) ans, il y a eu 102 déjeuners-témoignages. Durant cette même période 120 personnes ont offert leurs témoignages de vie et de foi dans un climat de paix et de fraternité.

J’ai  évalué que ces 102 déjeuners témoignages ont rejoint une participation d’environ 4,500  personnes.  Il est difficile de passer sous  silence certains témoins plus connus, dont  Robert Dutton, Jean Robert Ouimet, Benoît Bouchard, Joseph Ayoub, André Beauchamp, Huguette Leblanc, Anne Sigier, Benoît Lacroix, Gaston Blackburn et Marie Gendron, présente parmi nous aujourd’hui.

Après les interventions de ce matin, nous vous distribuerons  un feuillet qui présente  les témoins de toutes ces années.

  1. Le 14 juin 2007, nous avons souligné de façon significative et conviviale la cinquième année d’existence du RSIP témoignage –Saguenay, par un 5 à 7 marqué du lancement d’un recueil -souvenirs rédigé par Anne-Marie Larouche.
  1. Toujours dans le cadre des célébrations de cette cinquième année d’existence, nous avons réalisé une rencontre bilan-perspectives , un peu comme celle que nous tenons aujourd’hui. Les participants avaient alors qualifié nos rencontres :
  • de moments qui nous font descendre dans l’intimité des témoins;
  • de stimulant pour notre cheminement de vie et de foi ;
  • de regards de foi qui mous aident à percevoir la profondeur des personnes et leur beauté.
  1. En avril 2009, nous avons tenu un premier forum- jeunesse à la Marina de Chicoutimi en compagnie d’Anne-Marie Bergeron, Jonathan Perron et Maxime Lavoie.
  2. En avril 2010, nous avons récidivé avec un deuxième forum -jeunesse en compagnie de Claudia Dallaire, Patrick Brunette et Christian Desgagné.

ET  MAINTENANT, j’aimerais vous donner un aperçu de ce que sera notre quinzième année d’existence.

Vous retrouvez sur vos tables, un signet qui présente la programmation et les témoins qui défileront tout au cours de l’année 2016-2017. Je vous invite à joindre précieusement ce  signet à votre agenda.

Pour souligner cette année du 15ième, je vous souligne quelques activités auxquelles le comité organisateur a pensé jusqu’à ce jour :

  • Bien sûr, il y a l’activité aujourd’hui  qui veut dégager un bilan et des perspectives d’avenir.
  • Tout au cours de l’année, lors de chaque célébration eucharistique mensuelle, nous prierons pour un certain nombre des 120 témoins dont j’ai déjà fait référence.tout à l’heure
  • Au printemps 2017, nous souhaitons inviter Mgr André Rivest, notre évêque, à co-présider l’Eucharistie avec l’abbé Denis Côté.
  • Nous voulons faire un clin d’œil à l’abbé et chanteur-compositeur Rober Lebel. En ce sens, nous avons invitons à prendre part à un concert qui se tiendra à l’Église St-Isidore, le samedi, 29 octobre prochain , à 20h00. Le billet est au coût de 20$.   Et  pour ceux et celles que la chose intéresse, Mme Christiane Gagnon sera à la porte, à la fin de la rencontre,  pour vous offrir des billets.
  • Dans les prochains jours et semaines,  nous verrons, de concert avec M. Yvon Laprise de Concept Signature, à  améliorer notre site Web.

 En résumé, pour que continue cette formule de déjeuner-prière et témoignage qui perdure depuis 2002 , il aura fallu plusieurs conditions gagnantes et je me permets ici de rappeler certaines contributions, notamment celles :

  • du couple Ginette Verreault et Jean-Pierre Tremblay qui a  eu l’inspiration ainsi que le grand désir d’implanter à Saguenay cette formule de Déjeuners Rencontres Silence Intérieur et Prières;
  • des  pasteurs qui ont accompagné spirituellement la bonne marche des rencontres : les prêtres Paul Tremblay, Claude Martel, Roland Tremblay, Jacques Bélanger, Émilien Dumais, Mgr Jean-Guy Couture, et Denis Côté, tous bien secondés par le diacre Pierre- Julien Lapointe et son épouse Francoyse Lamontagne;
  • Le soutien de l’Association Notre-Dame,  et en particulier, d’Anne-Marie Larouche et de Marie Côté;
  • La généreuse collaboration de plus d’une centaine de témoins (120);
  • Le soutien logistique de l’hôtel  Le Montagnais pour la préparation des salles et des déjeuners;
  • L’implication de Nicole Larouche, de Nathalie Lépine et à l’occasion, de la famille Myriam , pour leur animation musicale et chantée lors de certaines célébrations eucharistiques;
  • L’assistance en  secrétariat, des personnes suivantes : Christine Rasmussen, Josée Vandal, Constance Dionne, Carolyne Audy, Denise Tremblay et Denise Villeneuve;
  • Le soutien merveilleux d’un comité organisateur et d’un comité d’écoute des témoins;
  • et surtout,  de l’inspiration constante de l’Esprit -Saint.

EN  TERMINANT, je profite de l’occasion pour vous remercier de votre présence,  ce matin; de façon particulière,  remercier nos invités d’honneur, les membres du comité organisateur, M. Jean-Marc Couture et les employés de l’hôtel Le Montagnais…. Et j’ajoute le souhait d’une longue vie à nos déjeuners-témoignages.

Merci de votre écoute.

Rémi Tremblay, Président,

R.S.I.P. –Témoignages Saguenay