Jean Désy

Témoin : Jean Désy

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 Et nous voici au rendez-vous de cette nouvelle saison de rencontres RSIP.; environ 140 personnes sont là  et déjà  en cette heure matinale le soleil rit de tous ses feux; l’atmosphère est joyeuse; Ça sent la nouveauté et le témoin d’aujourd’hui, Jean Désy,  suscite l’enthousiasme.

Mgr Couture préside la célébration eucharistique qui débute par un chant magnifiquement interprété par Nicole Larouche; cette artiste a le don de nous faire entrer dans notre espace intérieur poétique. Le témoin de ce jour dira après la rencontre qu’il a Été rejoint de façon unique par ce chant.

Avec la facilité qu’on lui connaît, Mgr Couture commente la Parole de Dieu : « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères? » Jésus profite de la présence de ses proches de la terre pour faire savoir qu’il a une autre famille; il est le Fils du Père qui veut rassembler la famille humaine; et c’est pour faire cette révélation qu’il est venu sur la terre. Jésus fait donc une priorité de sa famille d’en  haut.

Michel Cloutier présente l’invité de ce matin. Jean Dés est né à Kénogami en 1954; il possède un doctorat en médecine et un autre en littérature québécoise, de l’Université Laval. Ainsi, il est à  la fois médecin, Écrivain, c’est-à-dire romancier, poète, essayiste; il est Également professeur à  la faculté de Médecine de l’Université Laval. Grand voyageur, il a une vaste expérience de travail auprès des Inuits et des Cris du Grand-Nord, ainsi qu’à l’International. Il a publié plus d’une quinzaine de livres dont plusieurs ont Été primés. À la question du sens de la vie, il peut apporter des réponses lumineuses et solides.

Après un bref parcours de sa vie, Jean Désy nous fait entrer dans sa vision lumineuse de l’Être humain dans l’univers, une vision du monde en accord avec ce qu’il est lui-même. En très bas Âge, il intuitions qu’il n’est pas seulement un corps, mais qu’une Âme l’habite.  D’où sa conception que l’Être humain est essentiellement une Âme qui prend visage dans un corps. Il n’accepte pas que ce soit le  cerveau  qui soit « esprit ». La personne toute entière est  habitée par l’Esprit avec un grand E, l’Âme, parcelle animée par l’Âme du monde!

C’est là  une réalité qui ne se démontre pas par la science mais qui se ressent intuitivement. C’est par notre Âme dit-il, que nous habitons l’Univers; il affirme que même l’Âme d’une personne paralysée ou souffrant d’Alzheimer poursuit mystérieusement sa route. Prouver l’existence de l’Âme par la science est voué à l’Échec. Mais pour que l’Âme se manifeste, il lui faut un terrain propice : la mystique, la poésie, l’irrationnel quoi!

Mais c’est surtout l’amour qu’il lui faut; car c’est lui qui fait le lien entre le rationnel et l’irrationnel. En dehors des forces de l’amour, rien ne vaut la peine; et le témoin affirme avec conviction que c’est au cœur des Évangiles qu’il a trouvé la force d’aimer. Sans la Parole vivante, sans l’Écriture et la poésie, sans le contact constant avec la nature, il aurait perdu la foi. Pour lui, tout cela est complémentaire à la médecine et il voit l’importance de les réunir au lieu  de les séparer en les distinguant, comme nous le faisons actuellement. Il nous faut apprendre à ne pas compartimenter; le métissage de l’humain et du spirituel est essentiel; la science et la technologie sont insuffisantes pour soigner la personne.

Si nous considérons l’Être humain seulement comme une « mécanique », nous rétrécissons grandement notre vision de la réalité; d’où l’importance de considérer la médecine de manière holistique; médecine globale qui touche les différents aspects de la personne humaine, nous rappelant ainsi que le monde de la santé de dépend pas seulement des médecins.

Une formation médicale strictement scientifique est insuffisante, car une science dépourvue d’Émotion est comme un enfant orphelin; elle est amputée d’une partie essentielle  qui l’empêche d’Être vraiment « soignante » et d’apporter la guérison. La maladie, dit-il, c’est un signal du corps qui demande qu’on prenne soin de son Âme! L’amour est le seul véritable remède à  la souffrance humaine; affirmation qui ne nie en rien l’importance de la science.  Comme société, n’avons-nous pas à  proclamer que l’univers du sacré est le plus important?

Le besoin de se vivre en recréant son univers fait partie de tout Être humain, constate Jean Désy, que ce soit dans le domaine des arts, de la culture, des sciences, et de la politique. Pour sa part, le monde de la maladie et la mer des souffrances humaines lui faisant perdre pied, il retrouve son Équilibre dans les arts, l’Écriture, et dans sa passion pour communiquer sa part de lumière, surtout auprès des jeunes Étudiants en médecine qu’il affectionne particulièrement. Heureux les Élèves qui rencontrent un tel maître!

Marie Côté emprunte l’expression poétique pour remercier le témoin de nous avoir partagé la « musique de son Âme »;  ses harmoniques nous ont fait vibrer. Elle termine par une prière qui nous ramène au sacré dans l’Univers. (Pièce jointe)

Pour RSIP – Témoignages

Rose-Marie Côté,

Septembre 2008

Publié dans 2008