RSIP Saguenay

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Rapport de la rencontre du 18 novembre 2009

Une température printanière pour un matin d’automne, voilà  une belle douceur savourée par plus de quarante personnes qui sont au rendez-vous : les habitués et quelques nouveaux visages.

Rachel nous met en route et la célébration est présidée par Mgr Couture. Dans son homélie, il présentera saint Pierre et saint Paul, ces deux grands piliers de l’Église. Pierre a Été le premier des apôtres à  reconnaître Jésus comme le messie attendu qui a les paroles de la vie pour toujours. Sa foi ne pouvait venir que de lui, mais de l’Esprit-Saint et sur cette foi de Pierre que Jésus bâtit son Église, que les forces du mal ne pourront détruire. Cette promesse de Jésus s’est souvent vérifiées à  travers l’histoire de l’Église qui a traversé bien des crises et encore actuellement. Paul a reçu une grande révélation de Jésus dans son cœur de feu, infatigable Évangélisateur a ouvert les premières communautés juives à  l’universalité du salut. Jésus est venu sauver tous les humains, quelle que soit leur nation, leur culture.

Le déjeuner terminé, Michel Cloutier présente le témoin de ce matin, Gérald Linteau, bien connu dans le milieu, comme modérateur de l’unité pastorale de Chicoutimi-Nord et pour ses nombreux engagements particulièrement auprès de la jeunesse.

Gérald, avec aisance et humour, livre ce qui motive sa vie de foi, depuis les origines. Se voyant surtout comme homme d’action, il se dit heureux que l’invitation d’aujourd’hui, l’ait mené à  poser un regard intérieur sur son itinéraire de vie de foi.

D’entrée de jeu, il nous parle de deux «Épines dorsales» qui ont Été le support de sa vie.

Le 1er : Nous appartenons à notre histoire. Les débuts de notre vie vont marquer tout le long de notre parcours.

Issu d’un milieu ouvrier, sur une petite rue, habitaient 90 enfants dont la vie s’entremêlait au quotidien, il développe très jeune une sociabilité et une solidarité à  toute Épreuve. Il met déjà  en Œuvre des projets, comme d’amener à la plage, les jeunes de son quartier. Et c’est toujours la jeunesse, au cours de sa vie, qui lui fera mettre en Œuvre ses meilleures Énergies.

De sa mère, il retient son immense générosité et sa liberté de pensée. De son père, fervent syndicaliste, il hérite de cette capacité à défendre les droits humains, surtout de ceux qui sont sans voix.

La 2iÈme : Ce qui importe, ce n’est pas tant ce que nous faisons, mains ce que nous devenons en le faisant. L’action au quotidien nous permet de développer notre potentiel, en le mettant au service du milieu. C’est là  que nous nous mesurons aux réalités concrètes et Ça devient un grand lieu de croissance.

Il est important de savoir qui tu es, si tu veux demeurer fidèle à toi-même dans les divers groupes que tu fréquentes.

Dès ses premières années d’Étude, au Petit Séminaire et plus tard au Grand Séminaire, il rencontre des témoins de foi solides qui le marqueront. Le Concile qui donne à l’Église, une bonne bouffées d’air frais, le fait respirer et ouvre de vastes horizons : surtout ce salut apporté à tous les humains, cette Bonne Nouvelle de Jésus à découvrir les réalités bien humaines qui tissent nos vies.

Cette Bonne Nouvelle, il l’annoncera, par son action auprès des jeunes à qui il donnera le meilleur de lui-même. Il met sur pied les premières Équipes de JEC dont il est l’animateur spirituel. Il donne une vie nouvelle au Lac Pouce, ce lieu qui accueille chaque Été, un grand nombre de jeunes qui viennent se divertir et fonder leur vie sur des valeurs Évangéliques.

L’Action catholique auprès des jeunes est la grande «affaire» de sa vie. La pédagogie de l’A.C. fondée sur le VOIR-JUGER-AGIR, permet une action organisée et révisée à la lumière de l’Évangile. L’A.C. se propose d’Évangéliser, non pas par l’annonce directe, mais en faisant découvrir les semences d’Évangile répandues à travers les réalités créées.

Pour lui, ce qui fait la force de l’A.C., c’est son parti-pris pour l’espérance. Oui, le monde est appelé à s’accomplir, à réussir, parce que c’est Dieu qui l’a créé et c’est toujours son Esprit qui le mène à son accomplissement, même si nous n’en connaissons ni le jour, ni l’heure. La vie aura toujours le dernier mot sur la mort, l’amour sur la haine. Dieu ne cesse de nous interpeller à travers les cris de ce monde.

Gérald nous livre, en terminant, les paroles de Jésus qui le font vivre : «J’avais faim, tu m’as donné à manger» et tout le reste. La parabole du bon Samaritain. La femme qui remue toute la maison pour trouver un trésor. Le pasteur qui laisse là  les 99 brebis pour aller chercher celle qui est perdue. Le fils prodigue. Je suis venu pour que tous aient la vie et l’aient en abondance.

La rencontre se termine sur une question d’un participant : «Comment rejoindre les jeunes, aujourd’hui ? « Une question que Gérald se pose constamment, comme pasteur.

Dans son unité pastorale, on regarde de près la situation pour reconnaître qu’il faut être plus proches des familles et trouver d’autres proposition que la messe dominicale pour réapprendre à marcher ensemble dans la foie et l’espérance.

Rémi remercie cordialement notre témoin et fait pour lui, cette prière :

Seigneur!

Je te demande de bénir l’abbé Gérald, de lui accorder toutes les grâces nécessaires dans l’exercice de son ministère en paroisse et au sein des mouvements d’Action Catholique.

Dans ces défis d’Évangélisation et de transmission de la foi auprès de nos jeunes, auxquels nous sommes confrontés comme chrétiens, donne Seigneur, ton esprit de discernement, de sagesse et d’unité aux jeunes, aux adultes que nous sommes, à notre Église et au monde entier.

Publié dans 2009