Une «grande visite» s’en vient

Une «grande visite» s’en vient

Dans l’Évangile de ce dimanche, saint Luc nous rappelle l’annonce d’un Événement majeur fait par Jean le Baptiste: le salut de Dieu approche, une grande visite s’en vient. En ce deuxième dimanche de l’avent, nous voilà  rendu, si on peut dire, à  mi-chemin sur la route nous conduisant vers la fête de Noël. À ce moment-ci, certains d’entre nous se sentent peut-Être pressés où voir même essoufflés. Ils se demandent alors s’ils vont arriver en même que les autres à Noël. Je souhaite que Ça ne soit pas notre cas. Puissions-nous ne pas Être contaminés par ce virus nommé «empressement». Virus qui semble particulièrement contagieux à cette période de l’année. On peut facilement le reconnaître en nous par les symptômes d’agitation qui se répand en toute notre personne.

Et oui, en s’empressant ainsi dans l’exécution des préparatifs de toutes sortes, on peut en arriver à  oublier l’essentiel : le Visiteur et le pourquoi de sa visite. A-t-il encore une place dans nos pensées, nos cœurs ? Sommes-nous trop affairés à  préparer sa fête ? Sa fête! Et oui c’est sa fête à  lui. Ça aussi on dirait que nous sommes tellement pris par nos «Ça presse» et nos «y’a beaucoup à  faire», qu’on en oublie que c’est la célébration de sa naissance que nous préparons.

Dieu accomplit sa promesse d’entrer dans notre terre intérieure. Par Jésus, il vient jusqu’ à  nous pour nous apporter sa divine présence. Il désire s’asseoir à  notre table pour partager un moment intime avec nous! Un moment à  saveur d’Éternité. Nos tables garnies ont bien peu d’intérêt pour Lui. C’est vers nous que se porte principalement son attention. Lorsque nous nous sentons envahit par l’agitation, prenons le temps, ne serait-ce que de quelques respirations pour nous rappeler que l’objectif premier de cette visite c’est de nous manifester son désir ardent de nous rencontrer. Ce temps d’arrêt nous apportera sans l’ombre d’un doute un Énorme profit.

Le cœur de la fête de Noël réside dans cette rencontre «terre-ciel». Sommes-nous encore disponibles pour célébrer avec lui son entrée dans notre humanité ? Pour quelques instants, consentons-nous à  laisser de côté nos multiples occupations, afin de laisser monter en nous le désir d’accueillir dans la profondeur de notre cœur, cette «grande visite» qui s’en vient ?

Judith Vézina

Publié dans Décembre 2009